Utiliser son smartphone pour prévenir la cyberintimidation

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Près d’un quart des collégiens et plus de 15 % des lycéens ont déclaré avoir été victimes de cyberintimidation en 2015. Et, depuis 2007, le nombre de personnes qui ont été victimes de cyberintimidation à un moment donné de leur vie a presque doublé en 2016. La gravité de ce problème ne cessant d’augmenter, il est judicieux de le combattre désormais avec les mêmes armes que celles utilisées par les délinquants.

Voici cinq méthodes pour renverser la situation et utiliser votre smartphone pour prévenir la cyberintimidation :

Utilisez les fonctions de confidentialité et de signalement

La plupart des applications de réseaux sociaux proposent des fonctions de confidentialité pour empêcher d’autres personnes d’accéder au compte d’un individu et de modifier ses publications et ses photos. Assurez-vous que votre enfant connaît le fonctionnement de ces paramètres. Si ce n’est pas le cas (et si par hasard vous ne savez pas comment lui expliquer les paramètres), des didacticiels sont disponibles sur le site de réseau social ou sur YouTube.

Peut-être parce que Twitter est un support si pratique pour le cyberharcèlement, le développeur de médias sociaux a modifié son protocole de signalement des abus, en faisant passer l’historique qu’un utilisateur peut fournir d’un post à cinq, ce qui permet aux accusateurs de faire des déclarations plus solides, augmentant ainsi les chances que l’intimidateur soit banni du site. Encouragez votre enfant à enquêter sur les réglementations en matière d’abus et d’utilisation abusive des sites de médias sociaux, car la dernière chose que souhaite un cyberbully est de perdre son public.

Utilisez des applications efficaces

Il existe plusieurs types d’applications. En France, il existe l’application FamilyWebCare pour aider les parents en détresse. Une application créée par l’agence iProtego. Il y a aussi l’application Bully Block qui est une application complète qui permet aux personnes victimes d’harcèlement d’enregistrer, de signaler et de bloquer les agresseurs. Si votre enfant signale un individu à bloquer, lorsque cette personne appelle ou envoie un SMS, il recevra un message enregistré ou un signal d’occupation. Mais si vous et votre enfant décidez de passer à l’offensive, l’application peut enregistrer secrètement l’interaction et, en appuyant simplement sur un bouton, transmettre le fichier audio sous forme de message texte ou d’e-mail aux forces de l’ordre. Bully Block propose également une fonction destinée aux « contenus inappropriés », qui permet aux utilisateurs de transmettre ces textes ou ces e-mails à leurs parents ou aux forces de l’ordre. L’application est également conçue pour que les employés puissent l’utiliser s’ils sont harcelés sur leur lieu de travail, auquel cas ils peuvent transmettre les contenus à leur département des ressources humaines.

Le cyberharcèlement est devenu un problème très réel et apparemment permanent dans la société moderne, et elle ne disparaîtra pas si nous fermons les yeux. Armez vos enfants avec les outils mêmes que les cyberharcèlement utilisent pour leurs attaques. Apprenez à vos enfants à se défendre et à riposter avec leurs smartphones.

Bloquez !

Bien qu’il y ait eu des cas s’introduisant dans des comptes et se faisant passer pour leurs victimes, il est beaucoup plus probable que le harcèlement prenne la forme de commentaires publiés par les harceleurs sur la page du réseau social de la victime. C’est pourquoi il est impératif que votre enfant sache comment bloquer les contacts et les commentaires de ses pairs et de ses « amis » qui communiquent régulièrement avec lui sur sa page de réseau social.

Si votre enfant reçoit des appels téléphoniques harcelants, avec certains téléphones, dont le Samsung Galaxy S7, vous pouvez créer une liste d’appels bloqués. Ouvrez simplement l’application Téléphone comme si vous alliez passer un appel, appuyez sur Plus dans le coin supérieur droit, puis sur Paramètres. Sélectionnez la troisième option vers le bas, Blocage d’appels, puis appuyez sur Liste de blocage. À partir de là, vous pouvez entrer le numéro que vous souhaitez bloquer. C’est un excellent moyen de créer un espace numérique sûr où seuls les amis proches et la famille sont les bienvenus.

Élaborer des solutions

Il est très facile d’aborder ce problème dans votre communauté scolaire en organisant des ateliers interactifs. Notre personnel organise ce type de sommets depuis des années, que ce soit dans le cadre de notre sommet sur le leadership axé sur les élèves ou de notre sommet sur la culture scolaire axé sur l’administration, nos ateliers peuvent littéralement changer la culture scolaire du jour au lendemain. Grâce à ce travail, nous avons vu des élèves et des administrateurs trouver des solutions innovantes pour aider à combattre diverses formes de cyberharcèlement et de pressions sur les médias sociaux.

Prévention du cyberharcèlement

Avec l’essor des médias sociaux au cours de la dernière décennie, le cyberharcèlement est devenue un énorme problème pour les élèves et les écoles. Pour faire suite à mon billet d’octobre sur la prévention, j’ai pensé qu’il serait opportun d’explorer le phénomène de le cyberharcèlement dans ce billet de novembre. Ainsi, je discuterai des caractéristiques et des applications associées à la cyberintimidation, puis je donnerai des stratégies que les conseillers, les enseignants, les professionnels de la santé mentale et les directeurs d’activités peuvent utiliser pour combattre la cyberintimidation dans leurs écoles !

Définitions et informations générales

Le National Crime Prevention Council définit le cyberharcèlement comme une forme d’intimidation (harceler, menacer, embarrasser ou cibler une autre personne) qui a lieu en ligne et par le biais de messages texte envoyés sur des téléphones portables.

Par définition, le cyberharcèlement concerne les mineurs. Si un adulte harcèle une personne en ligne ou par SMS, cela peut correspondre à la définition du cyberharcèlement ou du cyberharcèlement ;